Au-delà de la parfaite connaissance des langues utilisées, l’interprète aura besoin d’une culture générale solide. Il peut, en effet, travailler dans différents domaines comme le commerce, la recherche scientifique ou les relations politiques internationales, etc. Néanmoins, les conférences, réunions, colloques et autres sommets internationaux restent parmi les milieux où les interprètes sont les plus sollicités. La concentration est un critère exigé car aucun mot, aucune forme d’expression, aucun changement d’intonation ne doivent être négligés. L’interprète doit également rester souple, rapide et ouvert d’esprit, afin de bien analyser les messages qui se transmettent avant de traduire.
Quelle formation pour devenir interprète ?
Les Hautes Ecoles françaises dispensent des formations, académiques ou professionnelles, pour ceux qui veulent devenir interprètes. La durée de ces études peut aller jusqu’à cinq ans, dont trois années de tronc commun sanctionnées par l’obtention du "bachelier de transition en traduction et interprétation". Pour avoir un « master en interprétation », il faut faire deux années supplémentaires.
La formation est toujours composée de plusieurs modules, afin de contribuer à consolider la culture générale du futur interprète. Des matières assez générales sont enseignées dès les premières années d’études : histoire et culture du pays dont on choisit d’apprendre la langue, psychologie sociale, philosophie. Ces matières servent surtout à comprendre les comportements des interlocuteurs, étant donné l’importance des relations interpersonnelles dans ce métier. Des matières comme l’économie politique, la géographie, le droit ainsi que d’autres actualités économiques préparent l’étudiant à être à l’aise dans une réunion économique internationale. Au niveau des langues étrangères, les études sont concentrées sur la phonétique : prononciation, écoute, formulation, compréhension, … Les grammaires, vocabulaires et lexicologies ne sont toutefois pas négligés. Le but est d’optimiser le savoir-faire des futurs interprètes.
Les formes d’interprétation les plus courantes
Dans les grandes réunions, on rencontre souvent l’interprétation simultanée : l’interprète est placé à un bureau spécifique, et grâce à un microphone, il traduit les phrases en même temps que les intervenants prennent la parole. L’interprétation consécutive convient plutôt quand il s’agit d’un dialogue. L’interprète prend note pendant que la première personne parle. A la fin de son intervention, il transmet les informations dans la langue de la deuxième personne. L’opération recommence avec cette dernière, et ainsi de suite. Le chuchotage qui consiste à traduire à l’oreille du concerné, et l’interprétation de liaison, qui consiste à traduire tout ce qui se dit par la formulation libre de l’interprète, sont deux formes d’interprétation assez informelles.
Beaucoup de ceux qui exercent ce métier sont des freelances, mais il en existe également qui travaillent en tant que salariés d’une grande entreprise d’import-export par exemple. Les multinationales et les organismes internationaux, comme la Commission Européenne, emploient aussi de nombreux interprètes.
