Leur champagne est souvent droit et ample, floral et fruité, avec une belle structure qui représente magistralement l'image de la maison sur la première marche. Leur champagne est souvent profond et équilibré avec un rendez-vous certain avec la finesse.
Véritable archétype d'une espèce de champagne en voie de disparition. Pol Roger fait partie des dernières maisons familiales de la Champagne, et continue de résister. La maison Pol Roger bâtit même de nombreux projets d'avenir grâce à de gros investissements pour refaire entièrement son outil de production de champagne.
Une histoire de famille
Cinq générations d’existence pour la maison Pol Roger depuis 1849, le champagne est une vraie histoire de famille. Patrice Noyelle, dans la maison depuis huit ans, exerce les fonctions de président du directoire, et réside dans l’esprit familial représenté activement par Hubert de Billy et Christian Pol Roger.
La maison Pol Roger débute sa première vente de vin en janvier 1849 et les circonstances familiales imposent de lancer l’affaire pour assumer l’activité, car le père fondateur est gravement malade. Grâce à un client négociant d'Aÿ, un village natal de Pol Roger, la maison se développe rapidement et s’installe à Epernay en 1851. En 1855, Pol Roger commence à privilégier la production de Champagne Brut, qui est encore aujourd’hui l’un des champagnes les plus prisés par les amateurs de champagne. En 1899, le fondateur disparait, mais la marque a acquis une reconnaissance certaine très rapidement, lui permettant de continuer à vivre.
Evolution technique
Une maison familiale qui continue d'aller de l’avant, voilà en quoi peut se résumer la volonté de cette maison familiale. La spectaculaire transformation de leurs installations techniques figurent désormais parmi les plus modernes de toute la région Champagne et ils favorisent le long terme en permanence dans leur avancées. Avec une production de 1,5 million de flacons de champagne commercialisés, la vieille maison sparnacienne dispose d'un vignoble d’environ 85 à 86 hectares. Elle achète aussi un complément de matière première à Bouzy, Verzy et Avize, mais il n’est pas question de perdre l’âme en se sacrifiant. La qualité ne s’efface pas à la quantité, et ils valorisent les raisins le plus possible.
Des bulles de qualité
Depuis son arrivée, le chef de cave, Dominique Petit, a introduit une grande qualité de rigueur dans le processus d’élaboration. Ceci par la non utilisation des « tailles » qui sont échangées avec d'autres producteurs. Il a aussi mis en place un suivi en amont pour améliorer encore la qualité du raisin.
La maison Pol Roger a un souci permanent. Celui de la perfection. Plurtôt payant sur les marchés de l’export, avec l’Italie commet grande fidèle, l’Angleterre reste le numéro des acheteurs de cette maison de champagne d'Epernay. Ce n’est pas pour rien, puisque la maison Pol Roger a expédié son premier champagne, l'AØ mousseux, en 1849, puis, l'année suivante, la maison créa l'un des premiers champagnes bruts de l'histoire destiné à la clientèle anglaise qui en est très friande.
Leur champagne est d’ailleurs souvent surnommé le « champagne des Anglais », et il était le champagne préféré de la reine Victoria puis de Winston Churchill, qui devint ami avec la famille au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avec un penchant particulier pour le mythique millésime 1928, au point d'en épuiser toutes les réserves. Pour rendre hommage à ce dernier, la maison Pol Roger lança en 1984 (avec le millésime 1975) une cuvée de champagne « Winston Churchill » qui, dans un premier temps, n'était commercialisée qu'en Angleterre.
Avec des cuvées classées « secret de famille », leur préoccupation, est de proposer des champagnes impeccables, par crainte de faire un vin de champagne moins bon et par soucis de passer la main aux générations suivantes en donnant l’envie du bien faire et du bon champagne, une boisson mythique.
