L’handicapé peut être sujet à un double maux : son handicap, qu’il soit physique ou mental, ainsi, qu’un handicap social, qui le rejette au ban de la société. Cette situation est d’autant plus vraie dans le milieu professionnel, où certaines dispositions particulières, physiques, mentales, intellectuelles… sont requises, afin d’exercer au mieux une profession. Par exemple, un handicapé physique, qui verra ses capacités réduites, ne sera pas apte à être joueur de football professionnel, ou encore un grand cycliste.
L’insertion dans le monde professionnel
Des programmes d’insertion existent, afin de remédier à une injustice, qui perdure depuis bien trop longtemps. Ainsi, en ce qui concerne le monde du sport, les jeux paralympiques ont-ils été institués, pour permettre notamment aux handicapés physiques de participer dans des compétitions sportives et de montrer leurs talents au monde entier.
Tout comme dans le monde du sport, le milieu professionnel s’est lui aussi mis en croisade, pour l’insertion des handicapés, afin que ceux-ci puissent mettre au service de la communauté leurs compétences, et prouver qu’être handicapé n’est nullement un obstacle infranchissable.
Acte de courage de tous les instants, travailler en tant que travailleur handicapé nécessite toutefois la reconnaissance de ce statut par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées ou CDAPH, suite à une évaluation du degré d'incapacité de l'employé par la COTOREP, ou Commission Technique d’Orientation et de Reclassement Professionnel.
Les handicaps étant multiples, allant de la simple allergie, à la perte totale de la motricité, la classification du travailleur, dans l'une des catégories A, B ou C, selon que son handicap soit léger, modéré ou lourd, est assignée à la COTOREP . Seul organisme compétent en la matière, la COTOREP guidera le travailleur handicapé à travers les méandres du monde du travail, en l’orientant dans son insertion professionnelle selon sa situation. D’autres dispositions ont également été mises en place, comme le réseau Cap Emploi qui est un organisme de placement spécialisé.
Les différentes aides
Aides financières
Le statut de travailleur handicapé confère certains privilèges (accès prioritaires aux offres de formation, …), afin de permettre une meilleure insertion du travailleur handicapé dans le milieu du travail, où la concurrence est souvent sans pitié.
Ainsi, des organismes, comme l’Agefiph, attribuent des subventions aux entreprises ayant signé un contrat de travail avec une personne handicapée. L’existence de prime à l’insertion, d’un montant de 800 euros vient également agrémenter ces subventions.
Mesures obligatoires
Certaines mesures incitatives à l’emploi des travailleurs handicapés sont considérées comme obligatoire, à l’instar de l’obligation d’emploi. En effet, la loi stipule qu’un employeur disposant d’au moins 20 employés, doit incorporer dans son effectif au moins 6 % de personnes handicapées. D’autres part, l’employeur ne pouvant s’acquitter de cette obligation devra, soit établir un contrat avec des entreprises adaptées ou des ESAT, soit encore verser une contribution financière en faveur des handicapés pour soutenir des programmes d’insertion.
